11 – Antonio Morado Gallego âgé d’environ 25 ans. Fils de Morado et de Gallego. Milicien espagnol réfugié. Décédé d’une pneumonie, Boulevard de la République le 24 mars 1939 à 18h.
1– Francisco Pamaga Aleman né à
Caravaca (province de Murcie), le 12 janvier
1909. Fils de Alphonso Pamaga et de
Incarnacion Aleman. Milicien espagnol
réfugié, 140ème brigade, 3ème bataillon,
2ème compagnie. Décédé d’une broncho-
pneumonie à l’infirmerie du camp de Judes
le 14 mars 1939 à 9h30.

2 – Raimundo Carazo Andrès né à Guadalajara, rue San Grégorio, n°21 (Madrid), le 23 janvier 1910. fils de Carazo et de Andrès. Milicien espagnol réfugié, garde d’assaut, 19ème compagnie.
Décédé d’un phlegmon péri-laryngé à l’infirmerie du camp de Judes le 14 mars 1939 à 14h.

3 – Joan Coll Quintana né à Curva de Ter (Gerona), âgé d’environ 30 ans. Fils de Coll et de Quintana, célibataire. Milicien espagnol réfugié, caporal à la 55ème division, 178ème brigade, 712ème bataillon. Décédé d’une asystolie à l’infirmerie du camp de Judes le 16 mars 1939 à 11h30.

4 – José Salvado Dolcet né à dans la province de Reus, âgé d’environ 30 ans. Fils de Salvado et de Dolcet. Milicien espagnol réfugié, 137ème brigade, 545ème bataillon, 3ème compagnie.Décédé d’une asystolie, Boulevard de la République le 17 mars 1939 à 10h.

5 – Léandro Ballestas Sarsa âgé d’environ 25 ans. Fils de Ballestas et de Sarsa. Milicien espagnol réfugié, 48ème brigade ferroviaire. Décédé d’une pleurésie purulente, Boulevard de la République le 18 mars 1939 à 12h40.

6 – Carlos Garcia Cerezo âgé d’environ 20 ans. Fils de Garcia et de Cerezo. Milicien espagnol réfugié 1er groupe de mitrailleur, bataillon 108. Décédé de la typhoïde, Boulevard de la République le 19 mars 1939 à 8h.

7 – Salvador Sanchez Parra âgé d’environ 25 ans. Fils de Sanchez et de Parra. Milicien espagnol réfugié. Décédé de la typhoïde, Boulevard de la République le 20 mars 1939 à 12h40.

8 – Domingo Bayarri Lucas âgé d’environ 20 ans. Fils de Bayarri et de Lucas. Milicien espagnol réfugié, section d’avant garde, 3ème groupe A 33. Décédé de la tuberculose, Boulevard de la République le 20 mars 1939 à 19h30.

9 – José Gines Moles âgé d’environ 25 ans. Fils de Gines et de Moles. Milicien espagnol réfugié. Décédé de misère physiologique, Boulevard de la République le 23 mars 1939 à 7h30.

10 – Antonio Calon Pons âgé d’environ 25 ans. Fils de Calon et de Pons. Milicien espagnol réfugié. Décédé de schizophrénie, Boulevard de la République le 23 mars 1939 à 10h30.
 
    Le cimetière des Espagnols réfugiés est réhabilité en 1978 sur l’initiative de Cesareo Bustos, réfugié espagnol déporté à Mauthausen, venu se retirer à Septfonds. 81 réfugiés espagnols y reposent, morts au camp de Judes ou à l’hôpital du camp, pour la plupart en 1939 et 1940. Il se situe à l’opposé du camp par rapport au village de Septfonds. Chaque année, à l’occasion du 8 mai, une cérémonie du souvenir s’y déroule.
" Vous n’êtes pas tombés "

Morts sous le soleil, le froid, la pluie, le gel,
près des grandes trouées qu’ouvre l’artillerie,
ou bien sur l’herbe qui est si frêle
qu’au rythme de votre sang, elle devient mélodie!

Semis de jeunes corps, si fatalement
arrachés au triste terroir qui les enfanta,
à nouveau et si tôt et si naturellement   
graines pour les sillons que la guerre vous creusa.

On entend votre naissance, vos efforts sans répit,
votre poussée, à nouveau, sous le couvercle durde la terre qui, en vous donnant la forme d’un épi,
ressent dans la fleur du blé sa jeunesse future.

Qui a dit que vous étiez morts ? On écoute dans le sifflement
qui ouvre le vertigineux sentier des balles,
une rumeur qui devient chant, gloire née récemment
loin des pioches et des funèbres pelles.

Les vivants, frères, jamais on ne les oublie,
Chantez donc avec nous, avec nos foules fidèles,
Face au vent libre, à la mer, à la vie,
Vous n’êtes pas la mort, vous êtes la jeunesse nouvelle.
Rafael   
Alberti 
1939-1940
 
Hommage de
Rafael Alberti
Poète espagnol
(16/12/1902-
28/10/1999)
      A l’entrée du
cimetière, à droite
et à gauche de
l’allée centrale qui monte au cimetière, se trouvent deux stèles identiques sur lesquelles se trouvent deux plaques gravées d’un poème de Rafael Alberti intitulé " Vous n’êtes pas tombés ". A gauche le texte est en espagnol, à droite en français. Ce poème rend hommage aux républicains espagnols morts durant leur exil
.

L'album de "Judes"
Plan du camp de "Judes"
Le cimetière des Espagnols
Histoire du camp de "Judes"
page 1
  1 (2)(3)(4)(5)      page 1
Suite, les miliciens espagnols
Ils sont 81 miliciens espagnols décédés au camp de Judes
ou à l’hôpital (Boulevard de la République)
et enterrés au cimetière.

accueil  / histoire
accueil
81 miliciens espagnols décédés