page 3
(1) (2) 3 (4) (5)     page 3
L'avion " Le point d'interrogation " Maurice Bellonte
française et de la météorologie, beaucoup plus que le triomphe de deux hommes.
Réception par le président Hoover
à la Maison Blanche
L'avion était rouge
      Tout a une fin : les premières éclaircies parurent et dessous une campagne sombre. L’océan était franchi. Ils étaient en Amérique.
Mais depuis quand ? Sans hâte, ils se rapprochaient de Curtiss Field où une immense foule était venue les recevoir.
     Enfin l’aube, une aube splendide, mauve comme en plein été. Ils avaient franchi les deux cinquièmes de la traversée. Sur l’eau, les navires transmettaient les observations météorologiques avec une complaisance inouïe.
     Le mardi 2 septembre, à 11 heures 30, ils n’étaient qu’à 350 km de la terre américaine. Le plus gros du travail était achevé…mais pas le plus dur. Deux zones de dépression avaient été évitées. " En aviation, c’est comme à la guerre : celui qui tient le plus longtemps est le vainqueur certain ". Il fallait trouver le couloir dans cette tempête,
mais rien, pas plus à 5000 mètres qu’à 100.
     La brume arrivait par paquets, froide et humide.
Costes se débrouillait comme il pouvait ; il fallait
tenir, tenir jusqu’au bout.
      La nuit précédant le départ fut courte. Bellonte se fit réveiller par téléphone par quatre amis à 2 heures 30. A chacun d’eux, il répondit : " Mon réveil a sonné. Je suis debout. J’ai bon pied, bon œil ". Il y avait au Bourget , à 5 heures une foule imposante, mais le ciel brumeux retarda le décollage jusqu’à 10 heures 55 (heure de Paris).
     A 11 heures, (heure de Greenwich), la côte française fut atteinte à la vitesse de 210 km/h. L’eau était dessous, à 1100 mètres. Devant, l’Angleterre. Le Pays de Galles est dépassé, voici l’Irlande. « France-Angleterre, France-Pays de Galles, France-Irlande. Quel dommage que nous n’ayons pu disputer France-Ecosse ! Nous aurions, en peu de temps, joué le tournoi des 5 nations, que l’équipe de France de rugby n’a toujours pas gagné », pense Costes en ancien rugbyman qu’il était.
Suite
Dieudonné Costes et Maurice Bellonte
La 1ère traversée Paris - New York 1er et 2 septembre 1930

accueil / histoire
accueil
Dieudonné COSTES
    Avec son ami Maurice BELLONTE et à bord de leur avion, le Breguet G-R appelé " Le POINT D’INTERROGATION ", il sut attendre les conditions favorables pour s’envoler du Bourget.
    Partis avec 5180 litres de carburant et 220 litres d’huile, ils se posèrent à Curtiss-Field, 37 heures et 18 minutes après le décollage, ayant encore 400 litres de carburant et 180 litres de lubrifiant, ce qui donne une idée précise de la science de pilote d’essais de Costes.
Maurice BELLONTE,
Dieudonné COSTES

     La nuit succéda au jour. La brume se répandit avec une rapidité étonnante à tel point qu’ils auraient pu croire ne plus avoir d’ailes. Bellonte fit de la navigation à l’estime. A plusieurs reprises, il demanda à Costes de lui passer un peu de champagne : deux bouteilles avaient été embarquées.
Arrivée à Curtiss Field
Après l’échec de la première tentative, le 13 juillet 1929, par la voie des Açores,
Dieudonné COSTES a prouvé, non seulement qu’il était le champion du
monde de l’aviation, mais aussi le seul aviateur de son époque à pouvoir
réaliser cet exploit à jamais gravé dans l’Histoire de l’aéronautique.
    En parlant devant le microphone, Costes aurait voulu dire que sa victoire était celle de la technique aéronautique
" En aviation, c’est comme à la guerre : celui qui tient le plus longtemps
est le vainqueur certain "
" Mon réveil a sonné. Je suis debout. J’ai bon pied, bon œil "
Dernier survol des côtes Bretonnes
Mmes Costes et Bellonte
aux nouvelles
L’accueil triomphal à New-York
Biographie d'un aviateur Septfontois / Costes et Le Brix / L'album de Costes / Vidéo Paris/New-York /