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Dieudonné COSTES
Mars 2003

               Dieudonné Costes est né à Septfonds, le 4 novembre 1892, de parents qui exerçaient tous deux  la profession d'ouvriers en chapeaux de paille. Son père, Urbain Costes, est un grand gaillard au visage émincé portant une longue moustache, sa mère Noémie, à le visage large aux traits assez lourds, le corps épaissi. Dieudonné est le seul garçon, il a quatre soeurs, Elodie son aînée, Marie, Hélène et Yvonne les cadettes. Sa jeunesse est partagée entre l'école et le rugby, sport qui développera son esprit combatif. 

               Très tôt, il montre un goût prononcé pour la technique, mais aussi pour le commerce. A l'âge de 14 ans, il quitte le berceau familial pour passer deux années à l'école des Arts et Métiers d'Aix en Provence mais sa soif de concret le fit revenir. Il se lance dans la vie active et se fait engager par l'entreprise Rodolosse à Saint-Antonin-Noble-Val dans un atelier qui répare le matériel agricole où habite un oncle et sa tante Marie.

               Dans le milieu des jeunes gens dans lequel il évolue, on en vient souvent à évoquer les as de l'aviation à ses débuts. Dieudonné en gardera toujours une vive impression. Son goût de la découverte, sa volonté opiniâtre de s'élever dans la hiérarchie, alliés à une robustesse physique hors pair vont, sans doute, faire de lui le pilote le plus complet de son époque. Grâce à l'aide trés opportune de son oncle, il part pour l'école de pilotage d'Etampes ou il obtient son brevet de pilote sur monoplan BLERIOT en 1912, à l'âge de 20 ans, puis le brevet militaire en novembre 1915, il reste moniteur à Chartres et devient l'as de l'aviation sur le front d'orient pendant la 1ère guerre mondiale. Il totalisera neuf victoires (dont six homologuées) et accumulera 2400 h de vol dont 80 de nuit. Aprés la guerre il entre à la société LATECOERE en 1920 et participe aux vols sur la ligne Toulouse - Casablanca. Puis il intègre les lignes ERNOULT (Bordeaux-Paris) en 1921.

               1923 est l'année charnière. Il rencontre Maurice BELLONTE qui deviendra son coéquipier, alors qu'il fait partie de la compagnie AIR UNION, sur les lignes de Paris-Londre. Formant équipage avec Bellonte, il se classe 2e du premier rallye aérien d'Auvergne avec un Blériot Spad 33.

               1925, il devient pilote d'essai chez BREGUET, et
se fait apprécier par le chef pilote Robert THIERY qui met au
point les avions de raid. Celui-ci se tue dans un accident d'avion
en septembre de la même année, près de Fribourg en Allemagne.
COSTES
n'est que blessé, mais est arrêté et inculpé pour
" survol sans autorisation du territoire Allemand ", il est retenu
par les autorités allemandes, jugé et condamné à une amende
de 5 000 marks.  A son retour il devient à son tour chef pilote
chez BREGUET. Convoyant un Breguet 19 à Constantinople,
Costes effectue Paris-Milan en 6 heures.

               1926 à bord d'un BREGUET 19 à moteur Hispano-Suiza, il atteint l'altitude de 5000m en 18mn et 50sec., record pour les avions biplaces.

               26 Septembre 1926 avec le lieutenant René DE VITROLLES, il effectue le vol PARIS-ASSOUAN (Egypte), pour une tentative de record du monde de distance en ligne droite, soit 4100 km. Retour à Héliopolis, Gabès, Tunis et Rome, soit 9000 km aller-retour.

               Le 28 et 29 Octobre 1926 à bord du même avion avec le Capitaine RIGNOT, il bat à nouveau le record du monde en ligne droite PARIS-DJASK (Iran) ,5396 km. Du 1er au 11 novembre retour par Patna, Calcutta, Delhi, Karachi, Bassorah, Alep, Athène et Rome. A l'arrivée à Paris, 19625 km avaient été effectués en 15 jours soit 108 heures de vol.

               Fin 1926, Costes obtient le prix Dreyfus destiné à récompenser le meilleur raid de l'année.

               Le 4 et 5 juin 1927, avec le capitaine Rignot, Dieudonné Costes toujours à bord du breguet 19 N° 1635, effectue une tentative de record de distance en ligne droite. Echec après un vol de 5 000 km de Paris à Nijni-Tagilsk.

               Du 8 au 16 juin 1927, retour par: Sasnovka, Kazan, Moscou, Minsk, Varsovie. A l'arrivée à Villacoublay, les aviateurs ont parcouru en 12 jours 10 000 km en 59 h 30 de vol effectif, sans aucune réparation de l'avion.

Biographie d'un aviateur Septfontois