Les peintres Espagnols réfugiés au
camp de Judes de Septfonds
Martine Soria, une de ses filles, contacte la mairie, simplement pour  avoir des photos des oeuvres de son père.

      A partir de là, tout va très vite jusqu'à ce mercredi 30 juin où l'artiste se retrouve dans la salle d'honneur de la mairie de septfonds, accompagné de son épouse Arlette ROLDES...une Septfontoise et deux de ses filles jumelles Carmen et Martine. Il a deux autres enfants (un garçon et une fille). Au cours de cette visite, il reçoit la médaille d'honneur de la ville de Septfonds, sont présentes également au cour de cette cérémonie, Thérèse et Aurore, les filles du peintre Joseph MARTI, qui réalisa, avec Bonaventura TREPAT , l'immense " chemin de Croix " qui se trouve dans la nef de l'église de Septfonds.
      Après cette émouvante cérémonie et un repas pris en commun, Salvador SORIA consacre très amicalement une heure à donner aux spécialistes départementaux invités à cette occasion, des informations précieuses sur sa technique et les matériaux utilisés pour réaliser ses tableaux.
      En milieu de l'après-midi la famille SORIA se rend au Mémorial du Camp de Judes, là, Salvador SORIA parle de son arrivée : " je ne me souviens pas très bien du jour, mais ce dont je me rappelle, c'est qu'il n'y avait aucune gare. Nous avons été débarqués en pleine campagne. Au camp, nous étions dans la boue et lorsque le maire
en a eu assez de nous voir arriver tous les matins, mon ami PONTI et moi, avec de la boue
jusqu'aux genoux, il nous a fait dormir à la mairie. Mais nous travaillions souvent à l'école où
les toiles étaient tendues sur le mur du préau. Pour les
enlever nous étions obligés de les
âbimer, c'est pour cela que tous les angles sont maintenant coupés. Pour acheter la peinture,
les pinceaux et les divers produits, le maire nous avait pris dans sa voiture, direction Montauban
où nous avons tout acheté dans une droguerie (celle-ci existe toujours, rue de la résistance), la
peinture était de la marque, Lefranc
".
       Vient ensuite la visite du cimetière des Espagnols où sont enterrés 81 de ses compatriotes, morts au camp. C'est un moment chargé d'émotion lorsque Salvador SORIA lit à voix haute le poème de Rafael ALBERTI, gravé sur une plaque à l'entrée du cimetière et qui se termine par la phrase " No soy la muerte, soy la nueva juventud " (je ne suis pas la mort, je suis la jeunesse nouvelle). Seul ensuite au milieu du cimetière il ne dit pas un mot pendant de longues minutes...
      Pour finir cette journée, et en " clin d’œil " par rapport au tableau représentant la fabrication du chapeau de paille (un des symboles de l’artisanat local), Salvador Soria visite la chapellerie Bason et fils, à Septfonds. Après une démonstration de couture de la tresse
de paille, Mr Bason lui offre une vieille
machine à coudre que l’artiste emporte
précieusement, comme un trophée.
Salvador SORIA
a aujourd'hui
en 2005
90 ans.
M.Jean-Marc Labarta (premier adjoint), accueille, dans la salle
d'honneur de la mairie, Salvador SORIA avec sa famille.
Salvador SORIA
accueil
retour les peintres espagnols
accueil
novembre 2005
Pour la première fois depuis 65 ans, il est revenu à
Septfonds le 30 juin 2004.